
'après un témoignage relayé par Grimsby Live, une hypnothérapeute clinicienne de Cleethorpes, Pam Hewstone, accompagne depuis de nombreuses années des adolescents dont l'anxiété de rentrée devient si envahissante qu'elle bloque jusqu'au passage de la porte d'un nouvel établissement. Son approche, fondée sur l'écoute du corps et l'autohypnose, rappelle que ces blocages ne sont pas des caprices mais des mécanismes de protection qu'il est possible de desserrer, pas à pas.
Un blocage qui se loge dans le corps, pas dans la tête
Vous avez peut-être déjà remarqué, chez un adolescent de votre entourage, cette manière de se raidir dès qu'une situation nouvelle se profile: la mâchoire qui se verrouille, le souffle qui remonte, les mains qui cherchent quelque chose à serrer. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, et ce n'est pas non plus un manque de motivation. C'est un signal d'alarme que le corps a appris à déclencher bien avant que l'esprit ne parvienne à mettre des mots sur ce qui le dérange. Pam Hewstone, hypnothérapeute clinicienne installée à Cleethorpes depuis dix-huit ans, raconte dans Grimsby Live avoir accompagné une adolescente devenue incapable de se rendre à une séance de découverte dans un nouvel établissement, tellement la perspective de cette journée avait saturé son espace intérieur. La jeune fille n'était pas « contre » l'école: elle était, littéralement, bloquée dans un ressenti que personne autour d'elle ne savait comment accueillir.
Redonner du mouvement là où tout s'était figé
Ce que décrit Pam Hewstone, et qui rejoint ce que l'on observe régulièrement en cabinet, c'est qu'une seule séance peut suffire à faire émerger le souvenir ou la croyance qui entretenait l'anxiété, et à desserrer l'étau corporel qui l'accompagnait. La praticienne explique qu'après ce premier temps de travail, l'adolescente a pu envisager la suite de sa scolarité avec plus de calme, et qu'au fil de la deuxième séance, sa confiance s'est suffisamment reconstruite pour qu'elle accueille ses résultats avec sérénité et organise ses choix dès le lendemain. Elle enseigne par ailleurs à chacun de ses patients une pratique d'autohypnose, afin que le travail effectué en séance ne reste pas dépendant du seul cadre thérapeutique. C'est un point essentiel: l'hypnose, lorsqu'elle est utilisée dans une visée clinique, ne consiste pas à recevoir passivement une suggestion, mais à retrouver, à son propre rythme, une respiration intérieure que l'anxiété avait fini par recouvrir.
Ce qu'il est utile de repérer, et ce qu'il est possible de proposer
Plusieurs signaux méritent d'être pris au sérieux lorsqu'ils s'installent chez un jeune en période de transition scolaire, selon ce que souligne Pam Hewstone: un retrait progressif, des situations évitées qui ne l'étaient pas auparavant, une confiance qui s'effrite, ou encore l'impression que la peur dicte désormais les choix de vie. Il ne s'agit pas de dramatiser chaque inquiétude passagère, mais de ne pas laisser ces indicateurs s'enkyster dans le silence. Si vous accompagnez un adolescent dans cette période, le premier levier est souvent celui de l'écoute du corps plutôt que celui du discours rationnel: proposer de ralentir, de respirer ensemble, de mettre des mots sur ce qui se ressent dans la poitrine ou dans le ventre avant de chercher à convaincre. Et si l'évitement persiste, ou si la confiance ne revient pas malgré les tentatives, l'hypnothérapie peut offrir un espace où le blocage est accueilli sans jugement, et où le jeune réapprend, à son rythme, qu'il peut choisir autre chose que la peur.