
Selon le rapport 2025 présenté le 8 juillet 2026 par Catherine Becchetti-Bizot, médiatrice de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, la santé mentale des élèves, des étudiants et des personnels s'impose comme un sujet central du fonctionnement éducatif français. Intitulé « Porter attention aux vulnérabilités, agir en faveur de la santé mentale », ce document s'inscrit dans le sillage de la Grande cause nationale 2025 et formule quinze recommandations destinées à améliorer la qualité de vie au sein de la communauté éducative. Pour vous qui accompagnez ou vivez ces tensions au quotidien, cette photographie nationale mérite qu'on s'y arrête, non pas comme un constat alarmant, mais comme un miroir utile.
Un volume de saisines qui raconte une société sous tension
Les chiffres, ici, décrivent un mouvement de fond que beaucoup perçoivent déjà dans leur chair. Le réseau des médiateurs a traité près de 28 500 saisines en 2025, avec une progression de 20 % en un an — contre 16 % en 2024 — et une hausse de 51 % par rapport à 2020. 93 % de ces demandes ont pu être closes avant la fin de l'année écoulée. Derrière ces nombres se tiennent des familles, des enseignants, des élèves qui cherchent avant tout à être écoutés, considérés, explique la médiatrice, confrontée à des situations de plus en plus complexes où se mêlent conflits, violences et mal-être diffus. Ce que raconte cette inflation, c'est d'abord une demande d'attention, et c'est déjà, en soi, une piste thérapeutique.
Quand l'institution devient un facteur de stress
Pour le praticien comme pour le parent attentif, ce rapport rappelle une évidence souvent oubliée: le système éducatif n'est pas un décor neutre, il influe directement sur le corps et la respiration de ceux qui le fréquentent. Quand l'institution ajoute une couche de tension à des vulnérabilités déjà présentes, elle agit comme un bruit de fond permanent — et c'est précisément là que des outils comme l'hypnose, la respiration cadencée ou les techniques d'ancrage prennent tout leur sens. Avant d'agir sur l'extérieur, commencez par observer ce qui se joue en vous: une mâchoire qui se serre, un souffle qui se raccourcit, une pensée qui tourne en boucle. Ces signaux ne sont pas des ennemis à combattre, ce sont des portes d'entrée vers un espace intérieur plus stable, que chaque petit geste de régulation vient peu à peu élargir.
Ce qu'il reste à observer
La médiatrice appelle à renforcer l'esprit de médiation — impartialité, indépendance, juste distance — pour restaurer la confiance entre usagers et administration. Reste maintenant à suivre comment ces quinze recommandations seront reprises, et surtout quel écho elles trouveront sur le terrain. Pour notre communauté de lecteurs, l'enjeu est limpide: continuer à se former aux outils du changement rapide, afin de pouvoir, à son échelle, contribuer à ce climat plus serein que le rapport appelle de ses vœux.